Google+1

vendredi, septembre 23, 2005

Episode 1

L'opération "Passeport pour l'informatique" (P.P.I.) avait été confiée à l'association Paris pour les Jeunes (P.L.J., ex-Paris Loisirs Jeunesse après 1970 ?) par la Direction Jeunesse et Sports (D.J.S.) de la Mairie de Paris en 1984. PLJ-PPI, site semblant à l'abandon, est devenu, en 2005, ACTISCE.

Les écolières et écoliers parisiens se rendaient avec leurs maîtres dans l'un des 20 à 23 ateliers des 15 à 18 arrondissements participant à l'opération. Ces activités étaient gratuites et participaient du temps scolaire ; donc, certainement - on devrait pouvoir écrire forcément -, avec l'accord de l'Education Nationale. C'est, en tous cas, par une inspectrice de l'E.N. que j'ai entendu parlé, pour la première fois, du P.P.I. ; puis, ensuite, par un I.F.I.P. (instituteur formateur en informatique pédagogique - avant qu'ils ne deviennent F.I.P., perdant le I d'instituteur-homme-de-terrain). Et, enfin, par mon mentor sur le web.

On peut se demander, dans ce cas particulier qu'est la ville de Paris, pourquoi le P.P.I. et ses animateurs ne dépendaient pas plutôt de la Direction des Affaires Scolaires (DASCO) comme les professeurs de la capitale (les P.V.P. - éducation physique, art plastique, musique). Cette gabegie devient ubuesque lorsque l'on apprend que des Ateliers Bleus gérés par la DASCO employaient des animateurs du P.P.I., comme elle sous-traitait à d'autres associations, d'ailleurs.

Début juillet 2004, alors que les vacances scolaires commençaient, la D.J.S. choisissait une autre association pour gérer le P.P.I. avec un cahier des charges revoyant à la baisse l'informatique destinée aux scolaires (classes maternelles, classes primaires). Le passage ne se fit pas sous la forme d'une DSP, mais sous celle d'un Marché Public et le P.P.I. devint A.I.M. (Ateliers Informatique Multimédia ; dénomination du cahier des charges).

Ledit cahier des charges entendait inverser la tendance : le P.P.I. recevait, selon la D.J.S., 70% de scolaires (objectifs de la subvention reçue par P.L.J.) et 30% d'adolescents et adultes. Désormais, le repreneur est censé recevoir 70% de jeunes de 12-26 ans socialement défavorisés ainsi que quelques adultes et seulement 30% d'écolières et écoliers des classes maternelles et primaires. Pas de collégiens, pas de lycéens ; tous déjà ignorés de l'ancienne structure.

C'est la Ligue de l'Enseignement de Paris (ex-Fédération des Oeuvres Laïques - F.O.L.) qui prend donc le relais début septembre 2004.

Pour les enfants des maternelles et du primaire, la catastrophe commence. Les écoles publiques sont, certes, équipées d'ordinateurs par la DASCO ; mais ce sont des machines vides de logiciels lorsqu'on les compare à celles des Ateliers du temps de P.L.J. et, surtout, les instituteurs ne doivent pas être formés dans le sens où, lorsque l'on interroge les enfants, ils disent surtout faire du traitement de texte et un peu de recherches guidées sur le Web. On le sait, voici quelques années que E.N., I.U.F.M. et F.I.P. ont abandonné la pratique de l'outil pédagogique qu'est le langage Logo... Enfin, n'oublions pas que les écoles privées - qui fréquentaient aussi les ateliers de P.L.J. -, ne sont pas, elles, équipées ; si ce ne sont 1 à 3 postes en fond de classe.

Le premier trimestre 2004-2005 se passe très relativement bien pour les instituteurs et leurs élèves fréquentant ces A.I.M. ; en effet, plusieurs ateliers ont disparus et ont peut se demander ce que sont devenus les animateurs qui y travaillaient. Le second trimestre débute très mal : des 16 créneaux scolaires par semaine, il ne doit plus qu'en demeurer 8 ; la voie vers les 30% passe par ces 50%... Au dernier trimestre, ces 8 créneaux deviendront 6 et l'on peut se demander ce qu'il en sera pour l'année scolaire 2005-2006 et les suivantes ...

Je suis un papa en colère. Même si Annaelle n'a jamais fréquenté une école utilisant les services du P.P.I. ni des A.I.M.

Je suis un Whistleblower [1, 2] (ceux qui donnent un coup de sifflet) afin de tenter de crier : Stop ! Mais j'ai bien peur que ce ne soit en vain et que cette opération en faveur des écoles primaires - opération n'existant ni en banlieue, ni en province (à en croire les trop rares réponses reçues à mon Questionnaire) - ne soit, comme tout service public actuellement en France, voué à disparaître. Et, en effet, voyez cet autre historique.

Pourquoi est-ce que je songe, soudainement à cette citation : De l'exercice du pouvoir par l'humiliation d'autrui (Amos Gitaï parlant de son film Terre promise) ?

Un autre résumé ; de précieuses informations dans le secteur de l'Animation.

3 commentaires:

Gilles Desforges a dit…

This 2 comments was, for me, as "publicité" ; so ...

If anyone want a free backlink or what ever, send me a mail if you'r not able to guive here an URL.

Regards ;

GD

Emeline a dit…

Pour que vous ayez une réponse de plus !

Classe de Maternelle : oui
MMS : oui
MGS : non (j'ai pris 6 mois d`avance donc un passage direct en CP)

CP, CE1, CE2, CM1, CM2 : oui, dans la meme ecole, Ecole d`Arcambal (LOT 46).
Ecole publique

La classe a été equipée d'un ordinateur quand j'ai été en CE2 ou CM1, si je me souviens bien ...


Emeline
Lot 46 region Midi-Pyrennees

Gilles Desforges a dit…

La gauche toujours, cette fois, le gouvernement, pour la suppression des Conservatoires... : To iterate is human, to recurse is divine